La grossesse môlaire est un type de grossesse anormale. Elle se produit lorsque l’ovule fécondé se développe en une masse de tissus appelée môle, plutôt qu’en un embryon. Découvrez les symptômes de cette maladie, mais aussi les traitements possibles pour mieux la reconnaitre.

Les caractéristiques de la grossesse môlaire

Une grossesse môlaire, aussi appelée môle hydatiforme, est une condition gynécologique rare mais souvent déroutante. Dans une grossesse normale, un ovule fécondé se développe en un fœtus. Mais dans le cas d’une grossesse môlaire, le tissu qui aurait dû devenir un fœtus se transforme en une masse anormale de vésicules ressemblant à des grappes de raisins.

La bonne nouvelle ? Cet état de grossesse incroyablement inhabituel ne représente pas de danger pour la santé globale de la femme, d’autant plus qu’il est généralement détecté et traité très tôt. Cela n’en reste pas moins une expérience médicale stressante.

Les deux types de grossesse môlaire

Il existe deux types de grossesse môlaire : la môle complète et la môle partielle. Je vous propose pour chacune d’entre elle ses principales caractéristiques.

Môle complète

  • Généralement, aucun fœtus ou amniotique normal ne se développe dans la môle complète.
  • Les ultrasons présentent souvent une image en « nid d’abeille » ou « grappe de raisin » en raison d’une prolifération anormale du trophoblaste.
  • Dans la plupart des cas, le niveau d’hormone de grossesse (hCG) est extrêmement élevé.

Môle partielle

  • Dans la môle partielle, un fœtus anormal et le placenta molaire peuvent se développer simultanément.
  • Les ultrasons montrent généralement un fœtus combiné à un tissu anormal du placenta.
  • Les niveaux de hCG peuvent être élevés, mais pas autant que dans le cas de la môle complète.

Les cause de la grossesse môlaire

La grossesse môlaire est causée par un déséquilibre chromosomique lors de la fécondation. Dans une grossesse normale, l’ovule et le spermatozoïde portent chacun 23 chromosomes. Dans le cas d’une môle complète, l’ovule ne contient aucun chromosome et ceux du spermatozoïde sont dupliqués.

Dans le cas d’une môle partielle, l’ovule normal reçoit deux lots de chromosomes du spermatozoïde, entraînant une surcharge chromosomique.

Quels sont les symptômes et diagnostic de la grossesse môlaire ?

La môle peut souvent être suspectée dès le premier trimestre par des signes tels que des saignements vaginaux, des nausées et vomissements plus intenses que la moyenne, ou une taille utérine au-dessus de la normale pour la durée de la grossesse.

  • L’hémorragie : un saignement vaginal anormal est souvent le premier signe d’une grossesse môlaire.
  • La pré-éclampsie : cette condition potentiellement dangereuse, caractérisée par une hypertension artérielle et des dommages à d’autres organes, peut se développer précocement dans une grossesse môlaire.
  • La thyrotoxicose : lorsque des niveaux élevés d’hormone de grossesse provoquent une activité thyroïdienne excessive.
  • La choriocarcinome : une forme rare de cancer qui se développe dans l’utérus et qui peut se propager à d’autres parties du corps.

Suivi post-traitement de la grossesse môlaire

Après le traitement, il est essentiel de surveiller la patiente pendant plusieurs mois pour s’assurer que tous les tissus môlaires ont bien été éliminés. Cela se fait généralement par des tests sanguins réguliers.

En fonction des résultats, des conseils spécifiques sur la contraception et les futures grossesses peuvent être fournis.

Vivre l’après d’une grossesse môlaire

L’expérience d’une grossesse môlaire peut être émotionnellement dévastatrice. Il est crucial pour la femme concernée de rechercher un soutien émotionnel et un suivi médical appropriés. Elle peut également trouver du soutien dans des groupes de soutien dédiés ou sur des plateformes de réseaux sociaux où des femmes partagent leur expérience et donnent de précieux conseils.

Il est important de noter que la plupart des femmes qui ont eu une grossesse môlaire peuvent avoir par la suite une grossesse saine et sans complication. N’hésitez pas à discuter de vos préoccupations avec votre médecin ou un professionnel de la santé compétent.