Sommaire (A lire dans cet article)
Une date à ne pas rater, une injection décalée par un rhume, un carnet de santé qu’on cherche frénétiquement dans le tiroir… La vaccination est l’une des préoccupations les plus concrètes des parents dès les premiers mois de grossesse. Et pourtant, difficile de s’y retrouver sans un guide clair. Le calendrier vaccinal évolue régulièrement, les recommandations s’affinent, et les enjeux diffèrent selon qu’on parle de la maman enceinte ou du nourrisson qui vient de naître.
Ce que l’on sait avec certitude, c’est que la vaccination reste l’un des outils de santé publique les plus efficaces au monde. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, elle permet d’éviter entre 3,5 et 5 millions de décès chaque année, toutes causes confondues. Un chiffre qui prend une dimension toute particulière quand on attend un enfant ou qu’on veut protéger un nouveau-né encore trop jeune pour être vacciné lui-même.
💛 Notre coup de cœur

Bola de grossesse plume
19,00 €
✓ En stock- 🚚 Livraison offerte dès 49€
- 🎁 Emballage cadeau inclus
- ⭐ 4.9/5 · Plus de 6 000 mamans satisfaites
- ↩️ Retours gratuits 30 jours

Voici comment naviguer dans ce calendrier, étape par étape, de la grossesse aux premiers anniversaires de votre enfant.
Pourquoi le calendrier vaccinal commence bien avant la naissance
On pense souvent que la vaccination de bébé démarre à la maternité ou lors du premier rendez-vous chez le pédiatre. En réalité, la protection du nourrisson commence pendant la grossesse elle-même. Les anticorps maternels traversent le placenta et offrent à bébé une immunité passive pendant ses premiers mois de vie — une période cruciale, car il est alors trop jeune pour recevoir certains vaccins.
C’est précisément cette logique qui explique les recommandations vaccinales adressées aux femmes enceintes. Se vacciner pendant la grossesse, ce n’est pas uniquement se protéger soi : c’est offrir un bouclier à son enfant avant même qu’il soit né.
Le vaccin contre la coqueluche : une priorité absolue
La coqueluche est une infection bactérienne particulièrement dangereuse pour les nourrissons de moins de 6 mois. Elle peut provoquer des quintes de toux sévères, des difficultés respiratoires, voire être fatale. Or, le premier vaccin contre cette maladie n’est administré à bébé qu’à l’âge de 2 mois.
La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande depuis plusieurs années la vaccination de la mère entre la 20e et la 36e semaine de grossesse, idéalement autour de la 28e semaine. Cette injection — un rappel dTcaP — permet de transmettre des anticorps protecteurs à bébé via le placenta. Dans l’entourage immédiat (père, grands-parents, fratrie), la stratégie du « cocooning » reste également recommandée pour les personnes non à jour.
Le vaccin grippe : une protection pour deux
La grippe saisonnière est souvent banalisée, mais elle peut prendre une forme sévère chez la femme enceinte, avec un risque accru de complications pulmonaires et d’accouchement prématuré. La vaccination antigrippale est recommandée à toutes les femmes enceintes, quel que soit le trimestre, dès lors que la campagne de vaccination est en cours (généralement d’octobre à janvier en France).
Là encore, les anticorps transmis à bébé lui offrent une protection durant ses premiers mois, avant qu’il puisse être vacciné à son tour.
Le calendrier vaccinal du nourrisson : les grandes étapes
À la naissance, le carnet de santé devient le compagnon indispensable du suivi vaccinal. En France, le calendrier vaccinal est publié chaque année par le ministère de la Santé et la HAS. Certains vaccins sont obligatoires depuis 2018, d’autres restent fortement recommandés.
À la naissance : le BCG et l’hépatite B en maternité
Le vaccin contre l’hépatite B est administré dès la naissance en maternité, puis poursuivi dans les semaines suivantes. Le BCG, qui protège contre la tuberculose, est recommandé pour les nourrissons présentant certains facteurs de risque (voyage en pays d’endémie, contexte familial particulier). Il est idéalement réalisé avant l’âge d’un mois.
À 2 mois : le premier grand rendez-vous vaccinal
C’est souvent le rendez-vous qui inquiète le plus les jeunes parents. À 2 mois, bébé reçoit plusieurs vaccins en une seule consultation : la protection contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, les infections à Haemophilus influenzae de type b, l’hépatite B et le pneumocoque. Une injection unique combinée (hexavalent) permet de limiter le nombre de piqûres. Un vaccin contre les rotavirus (administration orale) est également proposé à cet âge.
Une légère fièvre ou une irritabilité dans les heures suivant la vaccination est tout à fait normale et ne doit pas inquiéter. En revanche, une fièvre élevée persistante ou une réaction locale importante mérite un appel au médecin.
À 4 mois, puis à 11 mois : consolidation de l’immunité
Le schéma vaccinal du nourrisson fonctionne en plusieurs doses espacées pour construire une immunité durable. À 4 mois, une deuxième dose des vaccins administrés à 2 mois est injectée. À 11 mois, un rappel consolide l’ensemble de ces protections, avec l’ajout du vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) et du vaccin contre le méningocoque C.
À retenir
- La vaccination de la mère enceinte (coqueluche, grippe) protège aussi bébé avant sa naissance via les anticorps transmis par le placenta.
- Le premier grand rendez-vous vaccinal de bébé a lieu à 2 mois : plusieurs maladies sont couvertes en une seule injection combinée.
- Certains vaccins sont obligatoires en France depuis 2018 (11 au total pour les enfants nés après le 1er janvier 2018), d’autres sont fortement recommandés.
- Le carnet de santé est le document de référence à conserver précieusement et à présenter à chaque consultation.
- En cas de retard dans le calendrier, il est toujours possible de rattraper les vaccins manquants : votre médecin établit un schéma de rattrapage adapté.
Les vaccins entre 1 et 6 ans : garder le rythme
Après le cap des 11 mois, le calendrier vaccinal se poursuit à un rythme un peu moins soutenu, mais sans interruption. À 12 mois, une deuxième dose du ROR est administrée, ainsi qu’un rappel contre le méningocoque C. Ces deux vaccins sont désormais obligatoires.
À 6 ans, un rappel dTcaPolio (diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite) est prévu, coïncidant souvent avec l’entrée à l’école primaire. C’est également l’occasion de vérifier que l’ensemble du calendrier est bien à jour avant que l’enfant intègre la collectivité.
Entre ces grandes étapes, certains vaccins peuvent être proposés selon le contexte : voyage à l’étranger, épidémie locale, pathologie particulière. Le médecin traitant ou le pédiatre est le mieux placé pour adapter le calendrier à la situation de chaque enfant.
Idées reçues et questions fréquentes des parents
Les inquiétudes autour de la vaccination sont légitimes. Elles méritent des réponses claires, sans jugement.
« Trop de vaccins en même temps, est-ce dangereux ? »
C’est la question qui revient le plus souvent. Les vaccins combinés (hexavalent à 2 mois, par exemple) ont été conçus précisément pour limiter le nombre d’injections tout en protégeant contre plusieurs maladies simultanément. Le système immunitaire d’un nourrisson est capable de répondre à plusieurs antigènes en même temps — il le fait d’ailleurs en permanence face aux microbes de l’environnement.
« Le calendrier vaccinal est construit sur des décennies de données de pharmacovigilance et d’études cliniques. Chaque ajout ou modification est validé par des comités d’experts indépendants avant d’être recommandé à l’ensemble de la population. » — Haute Autorité de Santé
« Et si bébé est malade le jour du vaccin ? »
Un simple rhume ou une légère fièvre ne contre-indique pas systématiquement la vaccination. En revanche, une maladie aiguë sévère peut justifier un report de quelques jours. Dans le doute, le médecin tranche au cas par cas lors de la consultation.
Vaccins et allaitement : peut-on se faire vacciner ?
L’allaitement n’est pas une contre-indication à la vaccination de la mère. Certains vaccins vivants atténués (comme le ROR) ne sont pas recommandés pendant la grossesse mais peuvent être administrés après l’accouchement, y compris en période d’allaitement. Les anticorps transmis via le lait maternel constituent même un bénéfice supplémentaire pour le nourrisson.
Comment bien organiser le suivi vaccinal au quotidien
Suivre un calendrier vaccinal sur plusieurs années demande un minimum d’organisation. Quelques réflexes simples permettent de ne manquer aucune étape.
Le carnet de santé reste la référence absolue. Chaque injection y est notée avec la date, le lot du vaccin et le nom du professionnel de santé. Depuis 2019, le carnet de vaccination numérique (accessible via Mon Espace Santé) permet également de centraliser ces informations et de recevoir des rappels automatiques.
Noter les prochaines dates de vaccination dans l’agenda familial dès la fin de chaque consultation évite les oublis. Et si un rendez-vous a été raté pour une raison ou une autre — maladie, déménagement, simple oubli — il ne faut surtout pas attendre : un retard dans le calendrier ne signifie pas qu’il faut recommencer de zéro. Le médecin établit un schéma de rattrapage individualisé.
Protéger son enfant, c’est aussi protéger les enfants qui l’entourent — ceux qui sont trop jeunes pour être vaccinés, ou ceux dont le système immunitaire ne peut pas recevoir certains vaccins. Le calendrier vaccinal n’est pas une contrainte administrative : c’est l’un des gestes de santé les plus concrets et les plus durables que l’on puisse faire pour sa famille.

